150e anniversaire de l'Orphéon


Le 22 octobre 1859, le préfet des Basses Pyrénées, enregistre le premier règlement de la chorale d’hommes « Les enfants de Salies de Béarn ». Le concert d’octobre 2009 marque donc le 150ème anniversaire de l’existence officielle de l’Orphéon. En fait, depuis quelques années déjà, Denis MAGE, instituteur à Castagnède et musicien averti, regroupait une fois par semaine de jeunes salisiens qui s’y rendaient à pied, le soir, pour apprendre le solfège et pratiquer le chant choral. A son retour de la guerre de Crimée à laquelle plusieurs salisiens participèrent, Lucien Saubot, dit <>, brillant ténor, rejoint Denis Mage, et c’est alors que l’Orphéon se structure véritablement. La réputation de l’Orphéon va aller grandissant. Il connaîtra une période glorieuse, obtenant de nombreux prix dans les différents concours. (Dax en 1860, Orthez en 1864, Pau en 1865, Concours international de San Sébastien en 1886…) Cette période faste se poursuivra sous la houlette d’Elysée Coustère qui assumera avec beaucoup de talent et d’autorité la direction, puis la présidence qui restera dans la famille avec son fils André et son petit-fils Jean. La vie de l’orphéon sera aussi marquée par Lucien Cazanave petit fils de Lucien Saubot. Entré à l’Orphéon en 1925 à 20 ans, il prendra la direction en 1936 (provisoirement) et ne la quittera que 50 ans plus tard. Ainsi, durant 150 années, traversant tous les régimes, de l’Empire de Napoléon III à nos jours et ce malgré les guerres mondiales, l’orphéon a poursuivi sa route en symbiose avec les Salisiens et la Cité thermale du sel, participant aux fêtes locales, animant la saison touristique. L’orphéon a toujours privilégié les chansons en langue béarnaise accordant une place particulière aux auteurs salisiens de la belle époque, (J. Larrouy, J.B Saint Guily, le poète Al Cartero) qui composaient pour lui et dont il est le conservatoire de ses œuvres. C’est à partir de 1995 suite au décès de Lucien Cazanave, que Jean-Pierre Lauga, chanteur émérite qui a pratiqué les quatre pupitres du chœur prend la direction artistique. Il sera assisté à partir de 2005 de C. Vidal première féminine à intégrer l’Orphéon comme accompagnatrice au piano et comme soliste. Le répertoire se diversifie en s’ouvrant au folklore basque, à la variété française, au classique et au sacré. L’Orphéon a toujours recruté ses chanteurs dans toutes les couches sociales de la cité thermale. Si au début du 20ème siècle l’effectif a connu son apogée avec soixante chanteurs il en compte encore vingt-cinq, malgré des difficultés de recrutement dans la jeunesse. Avec leur président Philippe Villaine ,les orphéonistes restent persuadés que « L’Orphéon c’est le peuple, il ne mourra jamais »